L’interprétation

Je viens de finir de lire le livre de Gordon Onslow-Ford Yves Tanguy et l’automatisme, Editions la digitale, paru en 2002. Grace à cette lecture j’ai pu découvrir l’automatisme de Tanguy, très différent de celui de Regner. Mais deux extraits m’ont fait penser au procédé de Regner.

Le premier est à propos de l’automatisme de Tanguy. Une citation d’Yves Tanguy retranscrite dans la présentation de Jean-Pierre Guillon m’a interpellée :

C’est l’automatisme qui crée cet effet de surprise dans la création d’une oeuvre d’art, élément qui est pour moi, précisait-il, le facteur le plus important. Le tableau se développe devant mes yeux, révélant ses surprises à mesure qu’il progresse, et c’est cela qui me donne la sensation d’une liberté complète.

Je n’avais jamais pensé à cet « effet de surprise » dans l’oeuvre de Regner. Je n’ai pas souvenir que Regner en ait parlé (je vais relire les témoignages). Mais je pense que cette surprise a été forcément présente dans la découverte de sa production automatique, notamment lors de la phase de lecture et de l’interprétation des dessins.

Voici un deuxième extrait qui m’a fait prendre notion qu’il existe un parallèle entre l’automatisme d’André Masson et celui de Regner :

André Masson inventa son propre mode d’automatisme fait de lignes, de taches de peinture, de colle et de sable, etc., mais c’était pour lui une étape initiale qu’il interprétait par la suite en laissant venir les images qu’il connaissait bien et qui le hantaient. Gordon Onslow-Ford

Lorsque je me suis intéressée à l’automatisme de Masson, je me suis focalisée sur son dessin automatique et non sur ses autres procédés automatiques, jugés trop éloignés de celui de Regner. Je me suis concentrée sur « l’automatisme à l’état brut », mais l’interprétation mentionnée dans l’extrait, qui intervient après coup est présente chez les deux artistes. Voici un témoignage de Regner :

Il est évident que pour découvrir les formes il faut se projeter dedans. Et en se projetant dedans on fini par voir les formes, parfois ce n’est pas visible au premier coup d’œil. ITV. Herniaux, Gruyer, 1984.

Cette étoffe sur laquelle naissent les rêves (suite)

Je vous propose encore une fois d’écouter l’émission Sur les Epaules de Darwin de Jean Claude Ameisen qui continue à aborder le rêve… Je n’en dis pas plus, à vous d’écouter c’est formidable…

Vous pourrez retrouver les 8 premières émissions dans l’article Série d’Emissions Cette étoffe sur laquelle naissent les rêves.

Emission Pensées et comportements automatiques

Voici une émission Pensées et comportements automatiques diffusée sur France Culture :

Notre cerveau reçoit un flux incessant d’informations qu’il traite pour l’essentiel, de manière automatique. Ici, tout repose sur une faculté mentale que l’on nomme la « subconscience ». Elle permet de faire, de ressentir et de penser, sans s’en rendre compte. Présente chez tous les animaux développés, dont l’homme, elle assure leur survie. Or cette subconscience dépend du fonctionnement de petites structures situées à la base du cerveau, les noyaux gris centraux, lesquels jouent un rôle essentiel pour permettre de réaliser nos mouvements mais aussi d’avoir des pensées et des émotions, le tout de façon automatique. De grandes avancées ont été accomplies pour comprendre ce mécanisme. En particulier, par la mise au point de nouveaux traitements pour les personnes qui souffrent de différentes pathologies de la subconscience comme les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

 

Emission La subconscience

Voici une émission à propos de la subconscience diffusée par La tête au carré sur France Inter. Bonne écoute

La subconscience est une faculté mentale qui permet de faire , de ressentir et de penser de manière automatique, sans s’en rendre compte….c’est « Je ne pense pas que je fais ces mouvements, et pourtant je les fais automatiquement ».